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Avant le départ: Et oui, les anecdotes commencent avant même d'être partis ! Et c'est par un joli coup de stress que nous avons débuté nos péripéties... La veille du départ, au beau milieu de la nuit (moment que nous avons choisi pour faire notre packtage... Mieux vaut tard que jamais !), alors que nous faisons l'inventaire du contenu de nos sacs, Maxime réalise avec effroi qu'il ne parvient plus à mettre la main sur son carnet de vaccination... Plutôt embêtant, d'autant qu'il est obligatoire dans certaines régions ! On fonce au Ministère des Affaires étrangères (3 heures avant le décollage), sur la porte duquel il est inscrit : “Plus de délivraison de carnet de vaccination aux particuliers à partir du 1er février 2007”, date de notre départ... Paaaaaaaaarfait ! Pas le choix, il nous le faut, on fait le piquet devant la porte (malgré les énervements de la femme d'accueil...). Après plus d'une 1/2 heure de négociation et de vérifications auprès du centre “Travel Clinic”qui nous a vacciné, Max reçoit enfin un duplicata... Ouf, on a eu chaud ! En route pour l'aéroport... Au quotidien
Depuis notre départ, chaque passage aux toilettes est perturbant... Non non, rien a voir avec la tourista ! Simplement, on avait presque oublié que l'eau s'écoulait dans le sens inverse des aiguilles d'une montre dans cet hemisphere ! BRÉSIL 1er jour: ça commence bien... Plage de Copacabana, réputée pleine de “pickpoket”, on est sur nos gardes ! Max se fait quand même voler son pantalon (heureusement il avait son maillot sur lui !), dont 25 Real (+/- 9 €)... On a rien vu venir, ils sont très fort (ici, c'est un sport national, voire une profession) ! Désagréable mais rien de grave... Physionomistes ? Dans une foule gigantèsque, assistant aux répétitions du carnaval de Rio, un couple de Brésiliens, plaçés juste devant nous, nous acostent : "Vous n'étiez pas sur la plage de Copacabana hier après midi par hazard ?"... Même si, blanc comme on était, il n´était pas si dur de nous repérer sur une plage noire de monde, le hasard de se retrouver côte à côte au milieu d'une telle masse de gens nous a frappé ! Flash belge À Rio depuis à peine 2 jours, l'une des chansons des "Girls in Hawaï" (célèbre groupe de potes de notre plat pays) retentit au sein de notre auberge de jeunesse... On en croit pas nos oreilles !!! On comprendra plus tard que notre cher ami Alex est passé par là avant nous, trafiquotant le répertoire musical de l'ordinateur principal des lieux. Merci à lui pour ce moment de belgitude ! À la bourre Enfin décidés à quitter Rio, direction Porto Seguro (10 heures de trajet), notre bus est prévu pour 19h05. Le temps de profiter d'une derrnière journée sur place et de faire nos "au revoir". La gare routière est à 20 minutes de notre auberge, nous dit-on. On part donc 1h à l'avance pour parrer à toute éventualité. Ce qu'on à par contre pas calculé c'est l'heure de pointe dans laquelle on s'est retrouvés bloqués pendant plus d'1h... Angoisse !! Heureusement pour nous, les Brésiliens ont répondu à leur cliché de ponctualité et surtout à nos attentes : le bus avait 20 minutes de retard ! On a mis un petit temps à se remettre de notre émotion et de notre course poursuite... Accident bibitif Sur la route de Porto Seguro, alors que Maxime dort comme un bébé, Julie est réveillée par l'arrêt de notre bus. Et pour cause, un camion renversé bloque le chemin! Elle hésite à le réveiller jusqu'à ce qu'elle se rende compte de la nature du chargement: des tonnes de casiers de bières Skoll !! Connaissant les affinités du gaillard pour la boisson en question, elle savait qu'il n'aurait pas hésité un seul instant a prêter main forte aux personnes chargées de dégager la voie, mais savait tout aussi bien l'hystérie que cela aurait pu lui provoquer... Elle le laissa donc dormir pour lui annoncer la nouvelle a son réveil... Sage décision ! Elephant Man, le retour
C'est bien connu, les petites bebêtes pullulent sous les tropiques. Julie en a d'ailleurs fait les frais dans le charmant village d'Arrial d'Ajuda. Une vilaine bestiole (un moustique? Une araignée?) ayant pris pour cible son pied droit. Une seule piqure suffit a la transformer en bête de cirque, la paralysant presque pendant 2 jours ! Heureusement rien de grave, mais vous avez sans doute constaté par vous meme l'ampleur de la chose... Quand on vous dit qu'elles ne plaisantent pas ici les ptites bêtes !
Problèmes en chaîne À Arraial d'Ajuda, sur la côte est, un lundi, nous voilà prêt au départ vers Salvador de Bahia. Il n'y a plus qu'à acheter les billets pour le soir... Seul problème, notre agence n'accepte pas la carte de crédit et tous les distributeurs automatiques d'argent du village sont hors service. On apprend qu'il y a des problèmes de communication avec les banques, mais que tout rentrera dans l'ordre dans l'heure qui suit. Du coup, on en profite pour manger un bout. On revient donc à la charge l'heure d'après. Mais il est toujours impossible de retirer de l'argent... Le problème ne sera résolu que demain, il nous faut aller jusqu'à la ville la plus proche, Porto Seguro, à 50 minutes de là, 1 bus et un passage en bac. Qu'à cela ne tienne, on s'embarque à la recherche de sous. Une fois sur place, impossible de trouver le moindre distributeur qui accèpte les cartes étrangères ou qui n'est pas hors-service... Après plus d'une demie heure de marche, victoire, on arrive enfin à retirer de l'argent! Il est déjà 14h alors qu'il nous faut faire un aller-retour à Arraial d'Ajuda, payer nos nuits à la pousada, acheter nos billets de bus et reprendre nos sacs! Le bus, lui, part à 17h! Mais le plus "drôle" reste à venir... Au beau milieu de l'eau, sur notre bac, une pluie tropicale monumentale et imprévisible s'abat sur nous, nous laissant complètement trempés sur l'autre rive. Le bus pour arriver jusqu'au village, lui, est totalement embué de par ses occupants et semble avoir de plus en plus de mal à rouler dans près d'1 mètre d'eau. Il tombe des cordes!! On finit par arriver jusqu'au village, oú l'on court (toujours sous la drache...) jusqu'à notre hôtel, histoire de payer la chambre. Ils ont tellement pitié de nous qu'ils nous somment de prendre une douche chaude avant de repartir acheter nos tickets pour Salavador. Il nous faut même sécher nos billets et permis de conduire... Chose faite, nous voilà repartis pour Porto Seguro, un bus, un bac, un torrent de pluie!! Pour enfin, arriver jusqu'à notre bus, qui nous emmènera jusqu'à Itaparica (l'île en face de Salvador de Bahia), trempés jusqu'aux os!!! Rencontre outre-Atlantique C'est quand même fou d'être à l'autre bout du monde pour pouvoir y rencontrer l'un de ses meilleurs potes et y passer avec lui l'un des carnavals les plus fous au monde, non ? Vous avez dit un long trajet ? Au Brésil, les distances sont très vite gigantesques, et pour peu qu'on ne prenne pas l'avion, les heures de voyage sont vite impressionnantes. On pensait avoir fait fort avec nos 24 heures de bus entre Rio de Janeiro et Porto Seguro, mais on a vite été calmés par un trajet de 35 heures entre Salvador et Belém... D'autant que ce dernier s'est fait dans un bus pas si confort que ça, et juste à côté de la porte des toilettes... Cerise sur le gâteau, deux/trois personnes devaient avoir chopé la turista ou autre, car elles sont bien passées 15 fois chacunes aux toilettes pendant toute la durée du voyage... Un plaisir! Dans le bus Passer des films pour occuper les passagers dans les bus, c'est chose courante au Brésil. Et lorsqu'il y a des passagers étrangers,on n'hésite pas à afficher les sous-titres des films diffusés en portugais, bonne initiative, surtout quand on est largués en Portugais ! Lors d'un de nos longs trajets, on nous passe donc un film américain quelconque dans la langue nationale. On comprendra bien plus tard que les sous-titres étaient en réalité les commentaires du réalisateur, en anglais ! On se disait bien que les dialogues ne voulaient pas dire grande chose... Simulation de vol À Manaus, nous avons eu notre première grosse frayeur du voyage. En revenant à notre hôtel après l'une de nos balades, impossible de mettre la main sur le portefeuille de Julie... On a beau tout retourner, plus de portefeuille ! Quelques indices nous mettent la puce à l'oreille, dont cette tv que l'on retrouve allumée alors qu'on l'avait éteinte, la porte de la chambre que nous avions oublié de fermer alors que nous étions tombés de fatigue en pleine journée à cause de nos médicaments (Malarone), cette corbeille de la salle de bain qui a été vidée le premier jour et pas les autres... Une seule explication plausible: on nous a volé le portefeuille !!! On soupçonne méchament que ce se soit passé dans l'enceinte de l'hôtel sans en être certains, car on a pas utilisé ce portefeuille depuis un bout de temps... Le doute plâne ! Il est tard alors qu'on s'en rend compte, on s'empresse alors de faire opposition pour nos différentes cartes de crédits et de paiement (d'ailleurs le type au bout du fil est un vrai con), on checke les comptes pour voir si rien n'a été débité à notre insu, bref c'est la pagaille. Le lendemain, on va directement voir la police touristique pour faire une déclaration de vol, une voiture de police nous emmène au siège du bureau d'enregistrement des plaintes. Là-bas, il faudra près d'une heure pour remplir la déclaration, détaillant tout le contenu du dit portefeuille... On ressort de là avec notre beau papier, on nous dépose même à notre hôtel ! Arrivés dans la chambre, on commence à faire nos sacs car nous embarquons peu après sur notre bateau. Il ne faut pas 5 minutes pour que le fameux portefeuille ressurgisse de nulle part, dans la jambe d'un pantalon bien plié et bien rangé, oublié là depuis quelques temps... On se regarde, on en croit pas nos yeux, on éclate de rire et on est bien gênés... Des écureuils nous ? À quelques minutes prêt Au Brésil toujours, alors que nous nous apprêtons à quitter Belém, il nous faut prendre un bus du centre ville, en début de soirée, en direction de l'aéroport. Comme on ne veut plus de frayeur d'arriver en retard pour notre enregistrement (ce pour quoi nous sommes devenus très bons...), on s'y prend bien à l'avance pour prendre notre bus. On s'assure bien qu'il passe par l'arrêt où nous nous trouvons en demandant plusieurs fois à des personnes présentes qui nous confirment toutes son passage plusieurs fois par heure. On attend 15 minutes, puis 20, puis 30, on ne comprend pas. 45 minutes, 50, on commence sérieusement à s'inquiéter: va-t-on devoir prendre un taxi (très cher) ? On aura attendu 1 heure pour que le bus arrive finalement. On grimpe avec nos gros sacs dans ce bus bondé, pour constater plus tard qu'il ne nous déposera finalement pas directement à l'aéroport, mais quelques kilomètres plus loin ! À ce moment, l'enregistrement des bagages a déjà commencé depuis 1 heure... Le bus nous dépose au beau milieu de nulle-part, on commence à croire qu'on va vraiment rater notre avion. On court jusqu'à la chaussée la plus proche pour choper un taxi qui nous déposera finalement au terminal. On enregistre nos bagages, les derniers, à 20 minutes du décollage, tout suants de stress, puis on file directement pour l'embarquement où un autre stress nous attend... Tolérance zéro ? Pour réduire le temps occupé par les jours de voyage qu'il nous faudrait en bateau de Belém à Manaùs (4 jours), on décide d'acheter un billet d'avion pour le même prix. À l'aéroport, au moment d'embarquer, juste avant de passer le portillon de sécurité, une affreuse question nous traverse l'esprit: avons-nous bien enlevé tous les couteaux que nous avions dans notre sac à dos pour les mettre dans nos sacs de voyage ? Trop tard pour le faire en tout cas. Le sac passe sous rayons X sans encombre, ouf ! C'eut été bien dommage de devoir laisser là ce matériel qui ne nous appartient pas toujours. Une fois dans l'avion, on vérifie quand même. On se rend alors compte que nous avions dans le sac pas moins 3 couteaux différents ! Et aucun d'eux n'a été repéré par les agents de sécurité... C'est ce qu'on appelle de la chance, ou de la négligence (des deux côtés) ! D'un autre côté, qui voudrait détourner un vol pareil ? C'est promis, on fera attention pour notre vol vers Washington... Coïncidence ? Pendant notre remontée du fleuve Amazone, nous avons fait la connaissance de nombreuses personnes sur notre bateau, dont un couple de français, Candice et Jean. En discutant un peu avec eux, on apprend que Candice a suivi des études d'anthropologie et a effectué un Erasmus à Grenade en Espagne, excatement comme Julie, l'année auparavant ! Drôle qu'il faille nous trouver au fin fond de l'Amazonie pour tomber sur pareille coïncidence, non ? Quand on dit que le monde est petit... Avec les poules Toujours sur le fleuve Amazone, on doit se plier aux horaires de cantine assez serrés, d'autant qu'on a pas vraiment pris cette habitude depuis un mois. Petit déjeuner entre 5h30 et 6h45, déjeuner entre 10h45 et 12h15 et repas du soir entre 16h45 et 18h30... Horaires de Manaùs nous dit-on. Il n'y a donc pas eu un seul petit déjeuner, et on eu bien du mal à se forcer à manger si tôt, sans avoir faim la plupart du temps. Pire, la majorité des passagers allait manger dès l'ouverture des portes, on était donc priés de bien vouloir suivre le pas et nous dépêcher d'aller les rejoindre... Connexions problématiques Toutes ces heures passées sur internet, à compléter notre site, nous ont évidement apportées leur lot de galères: coupures de courant du cyber, du village, temps de connexion terminés et déconnexions impromptues, pannes informatiques, oublis de sauvegarde, et on en passe ! Vous l'aurez compris, on s'est arrachés les cheveux plus d'une fois à essayer de vous envoyer des nouvelles... PÉROU Visite improvisée À Iquitos, dans l'Amazonie péruvienne, on décide d'aller visiter le "musée de l'Amazone", conseillé dans notre bon vieux "Guide du routard". On embarque dans un "pouss-pouss" à qui on donne l'adresse, c'est parti ! Notre chauffeur nous semble vite un peu perdu, demande son chemin et nous laisse finalementdans un endroit inconnu, tout en nous assurant qu'il s'agit bien du "musée de l'Amazone". On paie la course et le voilà parti, le temps de tourner les talons et de se rendre compte qu'on est partout sauf au bon endroit. Nous voilà à la bibliothèque locale, le musée n'exisatait plus, qu'à celà ne tienne... C'est parti pour la visite ! Problème technique Encore un avion à prendre et, devinez quoi, encore une grosse frayeur ! On est à Iquitos cette fois, et notre avion part en matinée direction Lima. Comme on doit être tôt à l'aéroport, nous mettons notre réveil encore plus tôt, avec une fois de plus une marge de sécurité, parce qu'on commence à être habitués aux bâtons dans les roues... À priori, tous les éléments sont réunis pour arriver à l'heure à bon port. Sauf que, quand, Dieu sait pourquoi, le réveil refuse de sonner par lui-même à l'heure voulue, et qu'on ne peut pas compter sur le personnel de l'hôtel pour vous réveiller à 6h, on est heureux d'avoir cette horloge interne qui vous sort du lit en sursaut à 6h30... Et une fois de plus, c'est le ventre noué que nous arrivons à l'aéroport, heureusement à temps pour enregistrer nos bagages... À l'autre bout du monde... En compagnie de petits Belges ! C'est à Lima que nous avons retrouvé Claire et David, des amis de Bruxelles, venus passer 15 jours au Pérou. Le hasard faisant bien les choses... Nous nous y trouvions au même moment, à 2 jours prêts. Suivants plus ou moins le même itinéraire, nous avons donc décidé de passer une grosse semaine ensemble, parcourant les merveilles qu'offre ce pays, entre Belges. Qu'il est bon de retrouver un peu de belgitude loin de chez soi... Quelques minutes de trop Un lendemain de veille bien arrosé, après l'arrivée de David et Claire, nos amis Belges, à Lima, notre bus en direction de Pisco part à 8h du matin. Une fois de plus, notre réveil ne sonne pas ! Pas de problème technique cette fois, juste un oubli de le positionner sur "On"... Il est 7h40 quand on ouvre un oeil, le temps de sauter dans nos vêtements, de boucler nos sacs et de prendre un taxi jusqu'à la gare routière, il est déjà 8h05, le bus est parti sans nous... Ca nous apprendra ! Gros cailloux Sur le chemin de Cusco, au petit matin, notre bus s'arrête pour une raison jusque là inconnue au beau milieu de la route, en pleine montagne. On se doute que quelque chose barre la route, car plusieurs camions et autobus sont également à l'arrêt. Notre position, dans un virage, ne nous permet pas de voir ce qui se passe plus loin. Après quelques minutes, comme nous sommes vraissemblablement coincés, nous descendons du bus pour aller voir de plus près de quoi il retourne. En nous rapprochant, nous voyons se dessiner derrière la brume un rocher de la taille d'un bus 2 étages, ainsi que des tonnes de rochers et cailloux qui se sont écroulés sur la route. Les fortes pluies de la nuit on en fait provoqué un énorme éboulement ! On se dit qu'on va prendre notre mal en patience, puis on se rappelle qu'on est au Pérou et que les services des voiries ne sont peut-être pas si performants que ça. En effet, l'hôtesse de notre bus nous annonce qu'il y aura "peut-être" un bus de l'autre côté dans... 8 heures ! Seule solution, passer de l'autre côté des décombres et prendre un taxi pour Cusco, à 3 heures de là... Seul petit problème: nous n'avons plus un radis sur nous ! Ben oui, persuadés que nous retirerions de l'argent à Cusco, nous n'avons pas jugé utile d'en prendre avec nous dans le bus... Heureusement, deux Australiens ont gentiment accepté de prendre le taxi avec nous et de nous avancer les 40 Soles (10€) nécessaires. Finalement, entassés à 5 personnes+ chauffeur+bagages, nous arrivons à Cusco 3 heures plus tard et pliés en 3... Déluge ! De retour des îles Uros, on passe notre dernière soirée à 4, avec Claire et David, à Puno. Il fait près de 20 degrés, on sort manger, habillés léger. Au moment de sortir du restaurant, une grosse pluie commence à s'abattre sur la ville... On préfère rester à l'abris, le temps que ça passe, et se commander un petite bouteille de vin. Seul problème, ça ne passe pas, ça empire ! La pluie se transforme en grêle !! On tente de profiter d'une petite accalmie pour sortir du restaurant, en train de fermer. Une fois dehors, la tempête repart de plus belle et on en vient même à se faire une mini bataille de boules de "neige", tout en courant vers notre hôtel... Les rues sont inondées et on a de l'eau jusqu'aux chevilles ! Arrivés dans nos chambres, on est trempés jusqu'aux os, pleins d'eau... La preuve par A + B (ça fait combien encore ?) que le temps devient fou ! Tremblement de terre Comme l'indique simplement le titre, nous étions a Arequipa depuis quelques jours lorsque, un beau matin, la terre s'est mise á trembler. Innocents commes nous sommes, nous avons d'abord cru que c'était une machine á laver en mode essorrage ! Mais la violence de la secousse nous a vite persuadés de la nature du tremblement ! Julie était alors à l'accueil de l'hôtel et vit tout le personnel se mettre sous les chambranles de portes tandis que Max était en train d'émmerger dans son lit... Surprenant ! Plus tard, au petit déjeuner deuxième secousse ! Il faut dire que la région est réputée pour son activité sismique. Une grande première donc ! BOLIVIE Problèmes d'argent BIS Nous sommes à Copacabana, ville frontalière entre le Pérou et la Bolivie, au bord du lac Titicaca. Pour éviter de perdre trop d'argent en changeant nos Soles (monnaie péruvienne) à la frontière, on dépense tout avant de passer en Bolivie. Ce qu'on avait moins prévu, c'est que la ville de Copacabana est dépourvue de distributeurs de billets, qu'on est samedi soir et que la banque n'ouvre que le mardi... Ah. Heureusement, il nous reste quelques Dollars et Euros de secours à changer pour tenir jusque là. Le mardi, en arrivant à la banque, on apprend qu'un problème de connexion (tiens donc) ne permet aucune opération et qu'il faudra attendre le lendemain... Ceci nous rappelle étrangement quelque chose, à un détail près: le distributeur le plus proche est à La Paz, à 3 heures de route... On croise les doigts et on se tourne vers notre bonne étoile pour que le problème ne se représente pas le lendemain. Le jour suivant, plus de problèmes, ouf, nous ne resterons pas bloqués un jour de plus. À nous La Paz... Et au fait, merci MasterCard ! La "Route de la mort" En quête de sensations fortes, nous avons descendu la "Route de la mort" à VTT ! Pourquoi un tel nom ? Cette route a été reconnue officiellement comme la plus dangereuse du monde à cause du nombre élevé de camions, bus et jeeps qui plongèrent chaque annèe dans les ravins. Un peu glauque nous direz-vous... Heureusement, une nouvelle route a été construite il y a près d'1 an. Et l'excursion sur l'ancienne en vaut vraiement la peine ! Départ de la Cumbre, à 4800 mètres d'altitude, pour une descente vertigineuse de plus de 4h, sur un chemin de terre, avec des virages en épingle à cheveux et des précipices de 1000 m, jusqu'à Coroico, à 1700 m, entre les Andes et l'Amazonie. À toute allure, on assiste à une superbe transformation du paysage, passant des glaciers aux palmiers et cactus. Des sueurs (froides ?) et surtout une bonne dose d'adrénaline !! Bzzzzzzzzz... Pique ! Descente de la "Route de la mort" à vélo, il y a de quoi craindre... Mais pas spécialement de ce que l'on croit. Arrivés indemnes à destination, Coroico, c'est par une horde de mini-moustiques invisibles qu'on s'est fait attaquer. Résultat, des centaines de piqûres sur tout le corps, plus de 200 sur celui du Max !! Démangeaisons infernales pendant plus d'une semaine... Simulation de varicelle ? Le monde est petit (voire minuscule) Nous sommes à Coroïco, un tout petit bled d'à peine quelques miliers d'habitants et on se remet des émotions de notre descente de la route de la mort. Nous sommes tranquilement à table en train de nous restaurer et nous entendons parler Français à côté de nous, jusque là rien d'extraordinaire. Puis soudain, Max croit reconnaître une tête familière... Mais oui, c'est bien une ancienne de l'Ihecs ! ET ô surprise, elle est accompagnée de 2 autres anciens de l'Ihecs ayant fait leurs armes sur les mêmes bancs... Ben ça... Si ce n'est pas du hasard... Imprévu Cochabamba est une ville qui nous a séduits. Malgré celà, c'est là-bas que nous avons eu la triste surprise de voir notre appareil photo mourir entre nos mains... Une grande perte heureusement sans conséquences pour nos précieux clichés, tous à l'abri sur notre carte mémoire. Il a tout de même fallu en racheter un, et de la même marque si nous tenions à pourvoir utiliser cette carte... Rien de bien grave donc, mais rien de prévu dans le budget non plus ! Un stress de plus... Dernier jour à Sucre, on en profite pour déposer nos vêtements à laver à la "wasserette" (comme on dit chez nous). "Ils seront prêts pour 12h30", nous dit la gérante. Parfait, nous devons quitter le centre à 14h30, au plus tard, pour nous rendre à la gare des bus d'oú nous partons direction Potosí, à 15h. Le temps de manger un bout, on arrive à 13h30 à la laverie qui, bonne blague, est fermée et jusque 15h !! Heureusement, nous avons la carte du magasin sur nous et nous arrivons à joindre la propriétaire par téléphone qui nous dit arriver tout de suite. Ouf, on l'attend 5 minutes, 15, 30... Commençant par stresser doucement on finit par rappeller. Une femme nous dit qu'elle est partie depuis 20 minutes et qu'elle devrait arriver. Alors on attends encore, s'inquiétant de plus en plus à ne pas la voir arriver ! Il est 14h30 passé quand on la voit venir enfin. Ca c'est fait... Petite course jusqu'à l'hôtel récupérer nos sacs et attraper un taxi pour finalement arriver juste à temps pour notre bus. On a eu chaud, une fois de plus... Décidément, on a beau si prendre à temps, on court toujours autant !! Les mots qu'il faut Nous sommes profondément enfoncés dans les mines de Potósi. Autour de nous, dans les galeries avoisinantes, les mineurs s'affairent. À un moment, on sent la terre trembler autour de nous et un bourdonnement résonne, c'est une explosion de dynamite ! Julie, à moitié rassurée, demande alors à notre guide si ce n'est pas dangereux de faire exploser de la dynamite avec des touristes à proximité. La guide de répondre en Espagnol "la vie est une aventure, la mort est naturelle !". Julie n'est pas beaucoup plus rassurée... À la française
Pure coïncidence ou réalité culinaire, mais le meilleur steak de lama que Max aie jamais mangé sur le continent fut préparé dans un resto tenu par un Français, dans le bled apocalyptique d'Uyuni. Une viande tendre à souhait et surtout servie saignante, comme nous l'avions demandée ! C'est quand même triste qu'il faille aller chez un Français pour ça non ?
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