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Certains d’entre vous sont au courant de notre sensibilité écologique et des efforts que nous tentons de mettre en œuvre pour agir en concordance avec celle-ci . Un tel voyage est pour nous l’occasion de comparer notre vision à celle des habitants de ces pays que nous parcourrons. Cette rubrique a été créée en ce sens.

Nos préoccupations sont-elles semblables ou divergentes ? Nous ne nous faisons pas d’illusions là-dessus, mais cette confrontation nous semble indispensable pour mieux saisir globalement ce que nous appellerons « l’écologie du monde ». De quelle façon les femmes et les hommes de ces pays vivent-ils en harmonie (ou pas) avec leur environnement, quels sont les gestes qui fâchent et quels sont ceux qui ne se posent même pas. Sans vouloir nullement poser un jugement sur ces comportements, nous porterons cependant un regard attentif aux usages et coutumes locales en matière d’interaction avec le milieu environnant.

Bien entendu, cette rubrique environnement se penchera également sur la diversitéde la faune et la flore locale, que l’on sait riche et surtout fort différente de la nôtre. Sans pour autant nous étendre (nous n’avons pas l’intention de rédiger une encyclopédie botanique…), nous vous ferons part de notre regard et espérons qu’à travers nos yeux vous pourrez partager notre émerveillement quotidien .



   
 

REMARQUE PRELIMINAIRE

Impossible de commencer cette rubrique sans avoir au préalable remis quelques points sur les « i ». Il serait en effet fort prétentieux de notre part de se targuer d’une vision écologiste de ce mégatrip que nous réalisons, tout en omettant de nous rappeler le prix que nous faisons payer à notre mère nature. Il va sans dire qu’un tel voyage a un impact certain sur notre environnement, ne nous voilons pas la face. Il suffit de penser à nos trajets en avion d’Europe au Brésil, qui à eux seuls constituent une pollution supérieure à celles produite par une famille modeste d’ici pendant plus d’un an ; ou de se dire que la solution d’une escale à Washington (qui correspond au double de la distance si nous avions eu un vol direct) est un choix économique égoïste et incohérent…

Pardonnez-nous dès lors ces écarts de conduite, mais soyez assurés que ces préoccupations nous dérangent et nous gardent bien les pieds sur terre.

Brésil

Difficile de résumer en quelques lignes la diversité que l'on rencontre dans un pays aussi gigantesque que celui-ci !
N'ayant parcouru qu'une partie infime du territoire, voici ce que nous en avons retenu durant les 40 jours passés là-bas.

Concernant la faune, nous n'avons guère rencontré beaucoup d'animaux "sauvages" dans la partie sud ainsi que le long des côtes, si ce n'est quelques bestioles telles de petits singes à Rio (voir la vidéo), de nombreuses espèces d'oiseaux dont les très fréquents vautours, aussi présents ici que les pigeons chez nous !

En Amazonie, les choses sont nettement différentes: dans ce paradis terrestre vivent pas moins de 1500 espèces de poissons, dont le fameux piranha, près de 200 types d'oiseaux, 250 espèces de mammifères, de nombreux serpents et insectes, plus fascinants les uns que les autres... De cette gigantesque variété nous navons vu que la pointe de l'iceberg, et pour la plupart dans des réserves. En effet, pour apercevoir la plupart d'entre eux il faut s'aventurer profondément dans la jungle. Nous avons tout de même pu admirer de nombreuses espèces, dont certaines en voie d'extinction: penthères, tortues, anaconda, boa, nombreux oiseaux (dont de magnifiques aras en Amazonie), singes, aligators, paresseux, lamantin et bien d'autres !

La flore brésilienne quant à elle réserve à tout amateur de botanique d'innombrables surprises, tant la diversité est gigantesque. Le long des côtes, c'est sous une intense chaleur que nous avons pu admirer les immenses étendues de palmiers, cocotiers et autres eucalyptus, sans oublier bien sûr les champs de canne à sucre à perte de vue...
L'Amazonie, poumon de la Terre, sanctuaire de biodiversité unique au monde, compte pas moins de 20 000 espèces endémiques ! Avec 23 % de l'ensemble des espèces végétales de la planète, le Brésil est le premier pays au monde en terme de biodiversité. Une richesse inestimable pour l'humanité ! On y distingue trois types de végétation, la forêt vierge, dense et avec des arbres de 20 à 30 mètres de haut, les terres inondées pendant plusieurs mois selon les crues, et les terres inondées en permanence. Le climat y est chaud et très humide !

En matière d'écologie, le Brésil est un pays de contrastes, à l'image de sa société. D'un côté, le gouvernement lance de grandes campagnes de sensibilisation à la protection de l'environnement. De l'autre, la réalité quotidienne.
Ce n'est pas un hasard si la Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement, qui a consacré le concept de développement durable et au cours de laquelle furent sigmées les conventions sur la diversité biologique et les changements climatiques, s'est tenue à Rio en 1992. L'Amazonie est menacée depuis plus d'un quart de siècle par l'ambition de grandes multinationales et par la bêtise humaine en général, on ne vous apprend rien. Des centaines de kilomètres carrés sont anéantis chaque jour. En 30 ans, ce serait une superficie égale à celle de la France qui aurait disparu...L'environnement au Brésil, ce sont aussi des kilomètres de plages souillées par des tonnes de détritus, surtout autour de grandes villes, c'est aussi, en mars 2001, la plus grande plateforme pétrolière du monde qui sombre au large de Rio, et qui repose maintenant sous 1300 mètres de fond avec à son bord plus d'un million et demi de litres de combustibles...


Au quotidien, ce sont les efforts conscentis par les municipalités des grandes villes et des lieux touristiques pour proposer un tri sélectif (non imposé), formé de 4 poubelles différentes, mais très peu utilisées par la population. Or ici, les gens ne se gênent pas pour jeter leur détritus, quels qu'ils soient, à terre ou dans les cours d'eau, et le fleuve Amazone n'est pas épargné. C'est aussi le plus grand pays au monde utilisateur de carburants écologiques: Ethanol, alcool fabriqué à grâce à la gigantesque production de cannes à sucre, grâce auquel roulent de nombreuses voitures, et de plus en plus de biodiesel, fabriqué à partir d'huile de colza. Mais derrière ces grandes actions écologiques se trame plus un processus d'indépendance économique du pays par rapport au pétrole américain qu'une réelle volonté d'agir en faveur de l'environnement...

Le Brésil restera toujours un pays qui nous concernera tous !

Pérou

Encore une fois, il est fort difficile de résumer en quelques lignes la diversité des paysages rencontrés au cours de notre séjour dans ce pays.Aucun pays ne nous a autant surpris par la diversité de ses paysages et de sa flore que le Pérou. Nous avons même eu le privilège de passer du temps dans les 3 grandes régions du pays, toutes aussi belles que diversifiées.

Nous avons entamé notre voyage au Pérou dans la "Selva", la jungle tropicale. Pour de plus amples descriptions de cette nature sauvage, se référer aux explications données pour la partie Amazonie du Brésil. De là, un avion nous a permis de nous rendre sur la "Cuesta", le littoral côté Pacifique. De la fraîcheur de Lima, nous avons rejoint Pisco et son climat aride, ses dunes de sables et ses déserts. Peu de végétation dans un environnement si hostile. Les plus beaux paysages ont été sans conteste ceux de la "Sierra", les montagnes des Andes péruviennes. On regrette de n'avoir qu'une paire d'yeux chacun pour pouvoir s'en mettre plein les mirettes ! Des visions de paradis terrestre, une infinité de plantes dans un décor à couper le souffle. Des champs de cactus en passant par les nombreuses plantes médicinales utilisées par les médecins des villages locaux, sans compter les eucalyptus, le maïs cultivé çà et là, les fameuses plantes de coca, autant de couleurs et de vie qui nous changent...

Dans ces différents environnements, nous avons pu observer toutes sortes d'animaux et autres bestioles. La selva nous a montré son infinité de poissons, oiseaux, et reptiles, dont vous avez la description dans le partie du Brésil, voire dans la section gastronomie pour ceux qui ont eu moins de chance... Du côté de Lima et le reste de la côte, ce sont surtout des oiseaux marins que nous avons pu observer, et plus particulièrement dans la réserve de Paracas, en compagnie de nombreux loups de mer... La sierra quant à elle regorge d'espèces sauvages et domestiques, importées ou exportées ! Ânes, cochons, moutons, lamas, alpagas, rapaces (dont le très majestueux condor !!!), rongeurs et on en passe... De quoi  égayer un peu plus encore ces paysages.

Concernant les dispositions écologiques mises en place au Pérou, on ne paut pas réellement dire qu'il existe des démarches en ce sens. Il faut dire que le Pérou n'a jamais connu de crise environnementale majeure, le souci de protection de la nature n'est donc pas ici une priorité. Concrètement, il n'y a pas ou presque pas de triage de déchets, il faut même avouer que les poubelles sont fort rares dans ce pays! Certes, il y a pas mal de nettoyeurs de rue, mais cette absence de poubelles semble inciter les habitants à jeter leurs détritus un peu n'importe où. Du reste, soulignons tout de même les efforts consentis dans le but de réduire la consommation d'énergie, l'exemple le plus flagrant est l'utilisation quasi systématique de néons et, comme au Brésil, d'ampoules écos à faible consommation. De ce côté là, encore du boulot chez nous...

Bolivie

Impossible de parler de cette partie de la Bolivie sans au préalable introduire la très particulière géographie du pays.

La Bolivie se caractérise en effet par une diversité de paysages qui synthétise tout (ou presque) ce que l'on peut découvrir en Amérique du Sud. On y retrouve 5 régions différents, qui, rassemblées, font en tout 2 fois la superficie de la France. Nous n'avons pas pu nous rendre dans chacune d'elles malheureusement, mais voici cependant ce que nous avons découvert de nos propres yeux:

L'Altiplano

C'est un haut plateau (au-dessus de 3 000 m) qui est entouré par deux chaînes montagneuses. Impressionnants paysages à perte de vue, tout cela en altitude. Les plus remarquables furent entre La Paz et Cochabamba.

Les Yungas

C'est au nord-est de La Paz que se trouve cette région où les Andes se marient à l'Amazonie. C'est cette région d'une végétation abondante qui rappelle vraiment la forêt amazonienne.

Les vallées

Entre 1 500 et 2 500 m, les vallées se caractérisent par un climat doux et une végétation verdoyante. Ses terres fertiles font de cette région le grenier de la Bolivie. C'est par exemple dans ces vallées que se trouve Cochabamba, d'où son climat serein presque toute l'année.

Il existe deux autres régions que nous n'avons pu parcourir, appelées le Chaco et El Oriente, on ne saura donc pas vous en dire beaucoup à ce sujet.


Au niveau de la flore, vous l'aurez compris, très grande diversité également. C'est d'ailleurs l'une des principales merveilles de la Bolivie. Il existe ici une infinité de plantes dont nous ne nous rappelons absolument pas le nom, vous nous en excuserez... Mais de très belles choses à voir en tout cas. On retient surtout cette variété de cactus géants (jusqu'à 12 m de haut) du Salar d'Uyuni et des nombreuses plantes médicinales qu'on trouve un peu partout dans le pays. Le pays compte également une vingtaine de parc nationaux qui rassemblent de nombreuses espèces somptueuses. Les paysages sont extrêmement variés, des déserts de sable ou de sel (de quoi saler toutes les frites de la terre pour 100 générations !) à la végétation tropicale en passant par les différentes chaines de montagnes, ou encore le somptueux lac Titicaca. Chaque étape nous en a mis plein les yeux !

Au niveau de la faune, de nombreux animaux sont visibles à l'état sauvage ou domestique. On croise entre autres de nombreux cochons, ânes et mules, des chèvres et des moutons, mais aussi de nombreux lamas, alpagas et même, beaucoup plus rares, leurs cousines les vigognes, beaucoup trop mignonnes ! Dans le Sud Lipez, nous avons pu admirer 3 variétés de flamands à l'état sauvage ( et sans frustrations de problèmes communautaires), comme quoi on en trouve même au bout du monde... Sinon, que ce soit en ville ou en campagne, comme dans tous les pays visités, de très nombreux chiens de rues qui traînent un peu partout.

Pour finir, en ce qui concerne l'écologie telle qu'on l'entend chez nous, peu d'efforts de la part du gouvernement pour inciter au respect de la propreté ou diminuer les émissions de Co2 dans les grandes villes. Les voitures les plus pourries du monde enfument les rues au point qu'il est parfois difficile d'y respirer et les poubelles une fois de plus sont presque inexistantes, on préfère employer des nettoyeurs de rue, quand il y en a. Nous ne jetons nullement la pierre, car ce qui nous a le plus choqué reste le manque de respect de la part de certains touristes, qui n'hésitent pas une seconde à jeter leurs mégots ou déchets dans les sites sauvages les plus purs et les plus sublimes au monde... On savait que la connerie n'avait pas de frontière, le tabagisme non plus !

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